Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 21:49
D'anciens textes de 2006, il me semble, réactualisés pour ne pas les oublier, quoi qu'il en soit :


Les enfants de Dieu baisent sur sa tombe et le monde applaudit
Quand Capucine se lève aux aurores, les lèvres baveuses
D'une vie aux artificiels espoirs trop de fois empêchée



Et d'un sourire oublieux et capiteux,
Où se perd le silence des faibles,
Le Léviathan, affamé et glorieux, scrute,
Inexpugnable, l'horizon infini de sa victoire.
Vae Victis.



Se souvenir inlassablement de la fin prochaine.
Conquérir l'espace qui nous sépare l'un de l'autre
Et ainsi voir dans chaque instant le moment d'une Présence.



Tenir la fin de l'univers dans la paume de sa main,
Conduire son existence vers sa propre dissolution,
Et ainsi bouillir dans les vapeurs illusoires de joies impossibles.



Au loin, tendant aux horizons infinis, se cache un fleuve,
Long, et sinueux, et pleurant les mille morts de l'Homme,
Lentement il coule vers d'inconnus rivages.
Ceux-ci, chantant de macabres et funèbres oraisons,
Ne sont alors entendus que de ces femmes déjà trop tristes
Qui parfois, au delà des lumières du matin, jettent dans les eaux
Les fœtus informes d'un Dieu absent.



12 février 2008.



Par OGHR - Publié dans : Eternuement poétique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus